Militantisme

Militer implique une formation constante et exigeante traduisant une cohérence entre théorie et pratique Il ne s’agit pas de laisser croire que l’éducation constitue le moyen principal de toute transformation sociale. Elle en est cependant, pour les Ceméa, un des leviers. Le levier qu’ils ont choisi de privilégier pour agir.

Cette action éducative, les Ceméa la développent par la formation des acteurs, volontaires et professionnels, par l’expérimentation et la recherche.

La formation, centrée sur l’individu, dans le cadre d’un groupe ou d’un collectif, s’appuie sur une démarche originale qui ne se réduit pas aux seuls processus de transmission des savoirs, mais privilégie les transformations individuelles tout en s’inscrivant dans des stratégies de développement local ou dans des dynamiques de transformation institutionnelles. Cela nécessite de plus en plus la mise en oeuvre de fonctions de diagnostic, d’accompagnement des personnes, de suivi et d’évaluation dans des projets plus globaux. Militer en agissant par la formation des personnes nécessite d’être de plus en plus présent en amont et en aval de la formation elle-même.

Nos démarches de formation récusent toute pratique parcellaire tendant à une dissociation de la personne et de la technique, du contenu et des méthodes, de la théorie et de la pratique, du programme et des motivations et privilégiant une excessive spécialisation. Nos démarches considèrent la personne dans sa globalité.

 

Mouvement d’éducation nouvelle, Mouvement d’éducation populaire, les Ceméa se doivent d’avoir une attitude critique et de contribuer à un projet de transformation sociale.

L’éducation nouvelle a au fond un projet politique. Elle n’est pas que techniques éducatives ou humanisme généreux. Au travers de ses principes, toute personne doit pouvoir devenir sujet et  acteur politique de l’évolution et de la transformation de son environnement, capable de s’investir dans un projet démocratique de société, et dans un mode de développement conciliant les dimensions humaines, sociales, économiques et environnementales du monde.

 

Ces principes sont donc à affirmer haut et fort car ils permettent :

• un apport de méthodes d’apprentissages transversaux qui amènent la personne à s’adapter et à être valorisée dans ce qu’elle fait et dans ce qu’elle est,
• une confiance en soi qui se bâtit sur le respect et le droit pour chacun à exister.

Le concept d’éducation populaire, riche d’une histoire de luttes et de conquêtes sociales, est toujours opérant. Notre mouvement s’inscrit plus que jamais dans cette filiation. Il prend en compte les évolutions du temps libéré dans les nouveaux temps sociaux.

Pour défricher l’éducation nouvelle du XXIème siècle, les Ceméa affirment nécessaire d’agir, en tant que militants de l’éducation au sein d’un mouvement citoyen mondialémergent :

• en direction des personnes, des collectivités et des systèmes,
• en privilégiant une approche intersectorielle sur les questions éducatives, sociales et culturelles d’aujourd’hui.

Pour
• contribuer à la formation du citoyen,
• reconnaître et promouvoir le droit à la culture pour tous,
• renforcer les luttes contre les inégalités,

 

Les Ceméa agissent de façon transversale dans les domaines :
• des vacances et des loisirs collectifs et individuels et plus globalement des temps libérés,
• de l’école et plus largement de l’éducation formelle,
• du travail social et tout spécialement de l’éducation au bien être,
• de la culture et de ses pratiques,
• de l’action européenne et internationale,
• de la laïcité des institutions publiques.

 

Ils prônent :
• la distinction entre sphère publique et sphère privée,
• l’inscription des pratiques religieuses dans la sphère privée,
• la reconnaissance de l’athéisme comme système de pensée et de compréhension du monde.

Notre Mouvement, comme d’autres, joue un rôle social incontournable et réaffirme son engagement dans la défense de l’Etat et des pouvoirs publics quand ils prennent le parti de la liberté, de l’égalité  des droits, et de l’intérêt général. Il récuse toute instrumentalisation des associations par les pouvoirs politiques.

Cet engagement est un engagement militant auprès de tous, sans oublier les plus démunis  d’éducation, de culture et de loisirs.

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